le blog très mü (breads, cookies, cupcakes)

08 juin 2010

"I'm leaving because the weather is too good. I hate London when it's not raining."

Cette semaine, je suis partie en vacances, avec Claire. On a fait plein de trucs, on a visité Londres, qu'on connaissait déjà toutes les deux un peu, on a traqué les étudiants d'Oxford dans leurs costards, et on a suivi les traces de Robin des bois à Nottingham. On a rencontré des gens, aussi. A Londres et à Nottingham. A Oxford, on a rencontré un bar à cocktails. J'y ai vu un mec chou qui lisait American Gods, aussi. Mais c'est une autre histoire.

A Londres, j'ai rencontré Ours. Un pote à Marine, qui m'a fait signe à l'arrache sur facebook. Genre hey, je suis à Londres, si t'as moyen de passer d'ici mercredi. Tout ça. J'ai moyenné. On s'est vus. On a bu quelques pintes de cidre dans quelques pubs - je me remets toujours pas de ce cidre fraise-citron, d'ailleurs. On a mangé chinois à Chinatown, en se basant sur la beauté des serveurs pour savoir si on allait entrer dans le resto ou pas. J'avoue, c'était mon idée. Nan, on entre pas, il est moche. Elle est moche. Trop vieux. On a refait la rue dans l'autre sens, et puis Morgan, le poteau de l'Ours, il nous en montre un, et demande ce qu'on en pense. Très bien, un des serveurs est charmant. Je l'ai dit à voix haute, sans faire gaffe. Un des avantages de parler pas-la-langue du pays où on se trouve. Je me souviens plus exactement de ce qu'on a mangé, mais le pain frit au sésame a marqué mon esprit. Après ça, on s'est perdu dans Londres pendant une petite marche digestive, et on a erré ensuite pour trouver un pub encore ouvert à 23h30. Quand on en a trouvé un, on a commandé, et ils nous ont presque jetés dehors après. On a erré encore un peu, puis on est partis, Ours de son côté, et Claire de moi du nôtre. Avec Claire, on a attendu un bus qui n'est jamais venu. Puis un autre, qui n'est jamais venu non plus. Alors on a pris un taxi. C'était pas trop cher, et puis on avait froid. On est arrivées saines et sauves à notre auberge. Où nous attendait...

Quelqu'un qui mérite tout un paragraphe. Enfin. Un dortoir mixte, rempli d'américains. Mâles. Cinq d'entre eux étaient jeunes et faisaient un voyage autour de l'Europe. Partaient le lendemain, vers de nouveaux horizons (ils rentraient chez eux, quoi). Et l'autre. Il nous a accueillies avec un OH, des filles, vous avez du dissolvant, pas vrai? Non, non, pas systématiquement sur nous, désolées. Mais ouais, il s'était fait les ongles, portait de l'eye-liner, et probablement du rouge à lèvres. Il nous a tenu la jambe pendant des plombes. Nous a montré les cadeaux qu'il avait achetés pour sa femme. Qui est aux Etats-Unis, et qui ressemble à Claire - mais pas - et qui n'a rien du tout contre le fait qu'il ait des maîtresses, regard suggestif. Il nous a raconté qu'il était entré à l'université à 14 ans, qu'il aurait pu entrer à Yale, Harvard, Princeton ou au MIT, mais que finalement, il a préféré une université plus tranquille. Où il a été diplômé de ses études de médecin à 22 ans. Qu'il a fait deux attaques pendant l'année, et que pendant une, il expliquait aux ambulanciers quoi faire pour lui sauver la vie. Et d'habitude, il parle pas autant, il comprend pas comment ça se fait qu'il parle tellement, c'est qu'il doit être à l'aise avec nous. Il s'appelle Clinton Prénom Prénom Prénom Eastwood. Appelez-moi Clint. Clint Eastwood, hein. Ha. Ha. Il nous a lâchées finalement, pour sortir, rejoindre les autres américains qui ne l'avaient pas invité. Nous, on était fatiguées, et on s'est dit qu'il valait mieux dormir, quand il reviendrait, au cas où il aurait encore envie de parler. Le lendemain, les étudiants américains étaient partis. Clint, pas. On a flippé de se retrouver seules avec lui.

Alors on a demandé à la réception si d'autres personnes venaient dans la chambre. Mais non, haha, pas de bol. On peut changer de chambre, alors? On est seules avec... Ah, le type bizarre. Ils le connaissaient, l'avaient repéré. L'ont viré de l'auberge aussi. Il voulait prolonger son séjour. D'un mois. Ils lui ont dit qu'ils étaient complets. Mais il serait encore là cette nuit. On va vous changer de chambre, alors. Ils nous ont changé de chambre. On est remontées, pour refaire nos sacs. Evidemment, il était là. On lui a dit qu'on avait rejoint des copains, dans une autre chambre, histoire de pas trop le vexer. Il s'est senti obligé de commenter sur le fait qu'on se préparait, genre, omg, elles mettent des COLLANTS. Il aimerait porter des collants. Je me souviens pas bien, ce passage est un peu flou, parce qu'une image a pris toute la place dans ma mémoire. Je m'en passerais bien, merci. Il voulait nous montrer comment il était imberbe. Et pour ce faire, il a viré son t-shirt. J'ai pas aimé la vue. Du tout. Et il a paradé, torse-pas-poil pendant un quart d'heure, sous nos nez, et nos moues vaguement euh. Dégoûtées. On a essayé d'être gentilles pour pas le froisser. Oh, et. Il a des tatouages. Il a jamais rien connu d'aussi douloureux de toute sa vie que quand on lui a arrêté le coeur. Mais les tatouages viennent seconds sur la liste. Et pourtant il a un rapport bizarre à la douleur, il la ressent moins que les autres. La preuve? Il s'est endormi pendant qu'on le tatouait. Mh hm. Faudrait savoir, un coup ça fait mal, un coup il s'endort. Bref. On était contentes de pouvoir quitter la chambre. Et lui avec.

Arrivées dans l'autre chambre, on s'est fait accueillir par un type - oui, encore un dortoir mixte. D'où on vient? De France. Ah, il parle français. Et il nous explique. Il vit en Suisse. Il est rital, mais vit en Suisse, et parle français. Il est à Londres avec un poteau rital, pour chercher un appart et un boulot. On a bien parlé avec lui, c'était chouette. Ca a duré un moment, et puis on est parties, parce qu'on devait reretrouver Ours. A Camden, cette fois. Un autre type, rencontré à l'auberge, pendant qu'on mangeait le repas de midi, nous y a suivies. Un type gentil, un peu boulet, qui s'appelle Jipé. Jean quoi, on ne l'a jamais su. On l'a perdu peu après être arrivés à Camden. On n'a pas fait exprès, mais au final, ça nous a bien arrangés, on accrochait pas trop. On a trouvé un magasin futuristico-techno-punk-années-2000. Avec des fringues absurdes et improbables, encore plus que ce qu'on peut trouver d'habitude à Camden. On était mort de rires, et en même temps, impressionnés. Au sous-sous-sol, c'était le coin adulte. Où, évidemment, on a regardé la plupart des trucs avec une morbide fascination. Beaucoup étaient des petites boîtes colorées, ornées d'un dessin manga, et de plein de signes en japonais. On n'a pas compris ce que c'était. Mais si mes souvenirs sont bons, une jeune fille était couvertes de tentacules, sur l'une des boîtes. Je crois que c'est mieux pour notre équilibre mental, qu'on n'ait pas su ce qu'il y avait dans ces boîtes.

Après, Ours est parti. Claire et moi, on est restées, on a traîné. Et le lendemain, on y est retournées avant de partir, parce qu'on avait vu un t-shirt sur lequel on a toutes les deux flasché. Il était débile, mais chouette. On l'a pas retrouvé. Mais on s'avouera pas vaincues. On reviendra à Londres, à Camden, on retrouvera le stand, et on achètera ce foutu t-shirt. Non mais.

Et puis on est parties vers Oxford. Mais ça, c'est une autre histoire.

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28 mai 2010

"I am a medium. Or so I believe, for so the Queen's medium said to me last time I attended a séance at my mother's side."

Je savais pas quoi mettre en titre, chut. 

C'est bientôt les vacances, une petite semaine de "repos" dans une grosse heure. J'ai fort hâte. Parce que, euh. Parce que. Et au final, j'ai hâte que les cours finissent parce que y a des élèves que je peux vraiment plus encadrer. Genre c'est au point où j'ai envie d'en prendre un pour taper sur l'autre. De vraies têtes à claques. Je pourrais pas, même avec toute la meilleure volonté du monde, être prof en Angleterre. Les gosses sont vraiment une bande de petits cons. Ou alors, je serais une connasse aigrie, et j'aurais jamais mes samedis, parce que j'aurais collé la plupart des élèves, et que du coup, je devrais surveiller les colles en question. Berk. 

Donc oui, j'ai hâte que ça se termine. Et en même temps, j'ai pas envie que ça se termine, parce que ça veut dire partir, et ne plus revoir certaines têtes avant longtemps. Et un retour abrupt au monde réel, où je serai de nouveau une étudiante fauchée et sans le sou.

J'ai encore des mood swings, même si je suis de nouveau sous contrôle hormonal. C'est peut-être parce que la fin approche. Dit comme ça, c'est flippant, mais ça sera vraiment la fin d'une grosse étape de ma vie, quand même. Même si c'est qu'un an. Ca a semblé être plus, et moins à la fois. Plus, parce que les gens que j'ai rencontrés sont au final un peu devenus comme une extension de ma famille. Et que j'ai eu l'impression de toujours les connaître, même quand je les ai rencontrés (une fois les accents de chacun assimilés et maîtrisés). Et moins, parce que ça passe super vite. J'ai l'impression d'être arrivée hier, et d'avoir encore rien vu, rien fait. Y a tellement de choses que je voudrais encore faire et visiter. Mais bon. C'est l'Angleterre, pas l'autre bout du monde. Ca ira. Je peux revenir quasiment quand je veux. Londres est à deux heures de vol, j'y retournerai. Et je reviendrai à Leeds, aussi. Dire bonjour aux gens, tant qu'ils sont là. 

J'ai pas envie de retourner à la fac l'an prochain. Reprendre les études, revenir au rythme des partiels, et des exams. C'était bien de rien réviser et d'avoir un an, tout une année pour lire ce que j'ai envie, et pas ce que je dois. Lire parce que j'en ai envie, quand j'en ai envie. Et pas lire parce qu'il faut, parce que j'ai pas le choix, parce que j'ai un partiel sur un bouquin dont j'en ai rien à foutre. Faites des partiels sur Robin Hobb, bande de profs. Là, je serais la première à finir le bouquin, c'est promis! Je le relirai même plusieurs fois, s'il faut, et avec plaisir, en plus! Ca c'était chouette. C'est probablement un des trucs que j'ai le plus apprécié cette année. J'ai pu lire ce que je voulais. Et j'ai beaucoup lu. Ca m'a rappelé à quel point j'aime lire, justement. Comment je peux passer des journées au lit, juste avec une pile de bouquins et une (plusieurs) tasse(s) de thé.

Bientôt les vacances. Avec un petit voyage around England de prévu. Liverpool, Oxford, Cambridge, Nottingham... On verra où le train/bus nous portera.

Bientôt la fin. Et le début d'autre chose. De ce qu'il y avait avant cette année de parenthèse. J'ai peur, je crois.

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19 mai 2010

"Oi with the poodles already!"

Marrant comme j'appréhende la rentrée de septembre. J'ai pas envie de quitter le cocon confortable de la vie ici, où c'est sans responsabilités, sans contraintes, sans examens et sans stress. Et comme en même temps, j'en peux plus d'être ici, et j'ai envie d'être chez moi, avec mon confort, ma famille, ma chambre, mes chats... Tout en sachant qu'une fois chez moi, je vais être écoeurée à l'idée que l'année ici, elle est finie, terminée, et que je pourrai plus jamais recommencer ça, une année comme ça. Je suis complètement larguée entre le "tant pis" et le "tant mieux". Marrant aussi comme il y a des choses que j'arrive pas à lâcher. Comme je m'accroche comme un mollusque à son rocher pour des trucs que j'aurai dû lâcher y a longtemps. Genre, passer à autre chose. Inspirer, et puis aller de l'avant. Seulement voilà, c'est pas facile. Il me faudra probablement un peu de temps. Beaucoup de temps? Ca fait déjà beaucoup de temps, j'ai l'impression. Mais ça va venir. Marrant comme je flippe à l'idée de quitter les gens que j'ai rencontrés ici. Comme j'ai grave les boules à l'idée que je reverrai peut-être jamais certains d'entre eux. L'Australie et la Nouvelle-Zélande, c'est pas exactement la porte à côté. On a tous envie de se revoir, mais c'est loin, et cher, et qui sait ce qui se passera une fois qu'on sera loin les uns des autres? J'ai pas envie de plus les revoir. 

Sinon j'ai à peu près un milliard de projets pour cet été. Qui n'aboutiront pas tous, mais on s'en fout. Je vais faire une liste. C'est bien, les listes. 

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19 avril 2010

You went down there with goodness in your hearts but you wore masks?

Wow. Ca fait un bail que j'ai rien mis ici. Presque un an, woo!

Donc. Ce qu'il s'est passé. Plusieurs choses.

1/ Je vis en Angleterre. Enfin, je dis ça, mais c'est presque fini. En juillet, c'est retour à la case départ. Sans argent, chez la Mutti, étudiante. Yay. Joie et félicité. Ou pas. Enfin. Je me réjouis de retrouver ma chambre et mon lit (double! quel luxe T__T). Ma famille aussi, évidemment. Et mes chats.


2/ Je suis devenue une grosse fillasse. Je craque mon slip niveau achats sur des fringues, des pompes et du maquillage. J'ai toujours été un peu comme ça, mais avec mon salaire comme quasi argent de poche, ben. J'ai un peu fait péter l'armoire. Ca va être fun à ramener. Surtout les pompes de pute que tu peux mettre que pour sortir en Angleterre parce qu'en France, si tu mets ça, soit tu t'appelles Betty, soit, euh. T'es anglaise. Ou juste maso, vu les talons. Parce que oui, je me suis mise aux talons. Et aux jupes. Et aux slims. Mais c'était une obligation brittonne. Parce que les pantalons qui traînent par terre, c'est sympa quand il fait beau, et qu'on absorbe pas toute l'humidité du par terre. Qui en Angleterre est, disons le franchement, quasiment tout le temps trempé.

3/ Je suis devenue grosse tout court 8D Enfin non. Mais j'ai pris je sais pas combien de kilos parce que j'ai pas de balance. Et j'ai rien vu venir parce que j'ai pas de miroir de plein pied. Je sais pas comment j'ai survécu plus de six mois sans. Je suis une ouffe, je peux tout faire, maintenant.

4/ J'ai découvert les joies de la cohabitation avec 4 mâles. La lunette jamais baissée, la vaisselle jamais faite, le bordel innommable (bon, ma chambre aussi, chut). Les rots, les pets. Mais aussi les câlins impromptus, les mégas sourires, et la complicité de ouf qu'on peut avoir de temps en temps.

5/ Je me suis bourré la gueule. Une fois. Disons. Le reste du temps, je me mets joyeuse. Et j'ai découvert que je tiens 6 shots de tequila, en fin de soirée. Et que j'aime pas le/la sambucca. Mais que je kiffe le rhum brun, et le archers. Et j'ai appris que trop de bière tue la bière, et que les anglais sont des quiches en matière de bons vins.

6/ J'ai découvert des groupes de musique. Et l'internet en connexion limitée. Trop. Bizarre. Et les sorties tous les week-ends. Les boîtes anglaises. Les accents australiens, néo-zélandais, du Yorkshire, Cockney, et Mark-ien. Je peux juste pas catégoriser son accent. J'ai regardé The Mighty Boosh, Teachers, The Inbetweeners, Gossip Girls, Skins, Gilmore Girls, House MD, Desperate Housewives, The Black Donnellys, et des bouts de Rome, Flight of the Conchords, Peep Show, Extra. J'ai vu les Arctic Monkeys en live, au premier rang, truc de malades. Je vais voir The Temper Trap en mai. Et j'ai découvert que Guitar Hero, c'était bien, et j'ai prévu de me l'acheter en rentrant en France.

Bref. J'ai fait plein de trucs. J'ai surkiffé la vibe's. Et je devrais dormir, mais j'ai pas sommeil.

Et j'allais oublier. J'ai fait le tri dans ma tête et dans ma vie, et ça fait du bien. J'ai grandi (mais pas mûri, je crois pas), et je sais avec quels gens je peux m'entendre et avec quels gens je peux pas. Et je pense que je saurai reconnaître les gens à éviter. Même si des fois, y a pas le choix et faut cohabiter avec. Patience.

BON DODO MAINTENANT 8D

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22 juin 2009

OH YEAH BABY!

En ce moment, j'aime bien les titres capslock. Faut dire que je suis contente. Grave contente. n.n

Bon. Ouais. J'ai mon affectation, je sais où je pars. Je partirai donc entre Leeds et Bradford, dans un collège-lycée privé. Et je pense pas que je vais beaucoup raconter ici mes aventures grandes-britonnes. Du coup, je vous linke vers là bas. Parce que voilà.

http://marianeinuk.canalblog.com/

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